Association du Mémorial de Rebecq ligne

Cérémonie du Souvenir - Cerenoniy of Remembrance - 3/11/2017

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Le Fort de Breendonk,

point de départ d'une tragédie

Le Fort de Breendonk est situé au nord de Bruxelles, à une quinzaine de kilomètres. Ce lieu chargé de mémoire fut un des centres concentrationnaires où s’est révélée la volonté d’anéantissement de l’individu, ayant pour objectif l’asservissement et la négation de la personne humaine. C'est un des camps nazis les mieux conservés en Europe.

Le fort de Breendonk est un ouvrage fortifié dont le début de la construction remonte à 1906. Il fait partie de la ceinture défensive d’Anvers, entre les forts voisins de Liezele à l’ouest et Walem à l’est. Il n’est pas encore achevé –mais déjà démodé- et est en phase de renforcement à l’approche de la guerre.

L’invasion de la Belgique débute le 4 août 1914. Le 9 septembre, le Quartier-Général du Général von Besler donne l’ordre de prendre Anvers. Breendonk est bombardé pour la première fois le 1er octobre 1914 par des pièces se trouvant à 8 ou 9 km, au-delà de la portée de sa propre artillerie. Les 1er, 6 et 8 octobre, le fort de Breendonk encaisse 563 projectiles de mortier autrichien de 305 mm. Le commandant du fort, Wijns est mortellement blessé à son poste. Ce n’est que le 9 octobre que le fort capitule. Durant l’Entre-deux guerres, l’armée belge utilise occasionnellement le fort comme casernement. Breendonk est ensuite choisi pour abriter le Grand Quartier-Général de l'armée belge en cas d'invasion.

Le 10 mai 1940 à 8 h 30 du matin, le roi Léopold III, commandant en chef, arrive à Breendonk. C’est de là que le souverain envoie sa proclamation au pays le 10 mai. C’est là également qu’il reçoit les commandants de la septième Armée française placée à droite et des forces britanniques placées à gauche. Le 16 mai, le général Billotte donne l'ordre d'abandonner la ligne de défense Anvers-Namur car la position était devenue intenable depuis la chute de Sedan Dans l’après-midi du 17, l’ensemble du G.Q.G. est transporté dans la région de Gand, à Saint-Denis Westrem.

Le 20 septembre 1940 arrive le SS-Sturmbannführer (major SS) Philipp Schmitt au Fort avec ses premiers prisonniers. Breendonk devient alors un « SS-Auffanglager » ou « camp d’hébergement » sous tutelle de la Sicherheitspolizei-Sicherheitsdienst (en abrégé Sipo-SD), la police politique allemande. Durant la première année d’occupation, les Juifs constituent la moitié du nombre total de prisonniers. A partir de 1942 et la création du « Sammellager » de la caserne Dossin où les Juifs sont rassemblés avant leur départ vers l’est et les camps d’extermination, la plupart des Juifs disparaissent alors de Breendonk qui devient petit à petit un camp pour les prisonniers politiques et les résistants. Le 22 septembre 1941, un premier convoi de prisonniers politiques belges est transféré de Breendonk et de la citadelle de Huy au camp de concentration de Neuengamme près de Hambourg. D’autres convois suivront… Breendonk devient un camp de transit où l'on reste en moyenne trois mois avant d’être déporté vers les camps de concentration en Allemagne, en Pologne ou en Autriche. Le régime instauré par les nazis diffère à peine de celui d’un véritable camp de concentration. La sous-alimentation et les travaux forcés minent les corps et les esprits. Les nombreux sévices entraînent parfois la mort des prisonniers. Initialement, le camp est gardé uniquement par quelques SS allemands et un détachement de la Wehrmacht. En septembre 1941, la Wachtgruppe du SD arrive en renfort : cette fois-ci, il ne s’agit pas de SS allemands mais principalement de Flamands.

De septembre 1940 à septembre 1944, environ 3500 détenus ont séjourné à Breendonk. La majesté du site, son aspect dantesque en font le symbole perpétuant le souvenir des souffrances, des tortures, de la mort de tant de victimes. Breendonk, quoique petit en comparaison d’autres fut un vrai camp où la barbarie nazie fut poussée à son paroxysme.

(Sources: Mémorial de Breendonk)

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L'entrée vers l'indicible

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Le SS-Sturmbannführer (major SS) Philipp Schmitt et ses acolytes SS.

Les couloirs

Les sinistres couloirs du fort où la mort peut survenir n'importe quand.

Les couloirs

Les couloirs

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Le couloir des cellules d'isolation

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C'est dans cette cellule que Joseph Mahy passa son emprisonnement à Breendonk. Le plus dur allait encore arriver: Vucht, Sachenhausen et Belsen.

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La cellule d'isolation n°16, ne mesure qu'1,20m/2m. Il avait subit de durs traitements à St-Gilles, mais ici, les chiens du commandant Schmitt lui avaient arraché les muscles de ses mollets...

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On aperçoit sur la brique du mur côté porte des dessins faits par des détenus.

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Afin de laisser des traces de leur passage en ces lieux et pour que leurs familles soient éventuellement averties, les prisonniers inscrivent sur les murs leurs coordonnées.

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Un autre grafitti écrit par Joseph Mahy, en haut du mur de sa cellule. On peut y lire "... Joseph Reb(ecq) rue basse N 53"

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La salle des Urnes où sont écrits les noms de ceux qui sont passé à Breendonk

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Les urnes contiennent des cendres issues des camps où furent envoyés les personnes qui transitèrent par Breendonk

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Les chambres des prisonniers et les châlits sur lesquels les prisonniers étaient entassés par dizaines

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Les "sanitaires"

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La salle de torture



Le procès des bourreaux


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(Le procès des bourreaux-Le Patriote Illustré-1947)

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(Le procès des bourreaux-Le Patriote Illustré-1947)

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(Le procès des bourreaux-Le Patriote Illustré-1947)

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(Le procès des bourreaux-Le Patriote Illustré-1947)

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(L'exécution des bourreaux-Le Patriote Illustré-1947)



L'hommage aux victimes, en 1947


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(Premières cérémonies d'hommage à Breendonk-Le Patriote Illustré-1947)

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(Premières cérémonies d'hommage à Breendonk-Le Patriote Illustré-1947)

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(Premières cérémonies d'hommage à Vucht-Le Patriote Illustré-1947)